Il me regarde peut être comme si j'étais tout puissant, comme si au delà il n'y avait rien.

Il me regarde peut être comme si toute chose ne pouvait que plier à ma volonté.

Il me regarde avec cette infinie reconnaissance quand je l'applaudis ou l'encourage.

Il me regarde comme pour me demander mon avis, mon assentiment.

 

Il a cette naïveté qui le rend pur, cette insouciance qui le rend courageux et brave.

Là où l'inconnu cède trop souvent place à la méfiance et à la peur, elle éveille et suscite en lui la curiosité, l'envie de comprendre.

 

Là où je ne suis qu'un adulte prisonnier et handicapé par ma représentation des schémas sociaux,

son ignorance l'affranchit des codes usuels et fait de lui

un homme capable d'entreprendre sans arrière pensée

 

un homme libre.

 

Eliot, 13 mois.

 

Mon fils, ce Héro.IMG_0629.JPG

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